Nous avons posé des questions à Laurence Nerbonne sur Greenlight, et ses réponses ne nous ont pas déçus ! Rendez-vous sur notre page Instagram (@local9.ca) pour l’entendre répondre aux questions de vive voix.
L9 : Greenlight marque le début d’une nouvelle ère pour toi. Qu’est-ce qui t’a poussée à prendre ce virage plus personnel et audacieux dans ta musique ?
LN : Greenlight, c’est vrai que c’est le début d’une nouvelle ère pour moi. C’est en fait une libération de ne plus avoir peur de briser le quatrième mur, de montrer vraiment qui je suis dans ma vulnérabilité. Ça se rapproche vraiment de moi, Laurence Nerbonne, dans la vie ! Je crois que j’ai eu aussi le goût de faire beaucoup d’arrangements sur cette chanson-là, de cordes, de violons ; d’embrasser cette influence du classique et la portée qu’elle a eue dans ma vie, parce que j’ai joué du violon pendant longtemps. Donc je pense que oui, ça débute une nouvelle ère pour moi, en quelque sorte.
L9 : Tu signes l’écriture, la composition et la réalisation de cette chanson. Qu’est-ce que ça change pour toi d’avoir un contrôle créatif total sur ton oeuvre ?
LN : En fait, de signer l’écriture, la composition et la réalisation de mes chansons, c’est vraiment parce que j’ai des idées dans ma tête et j’ai le goût d’être proche de mon public, donc j’ai le goût de faire de la musique qui est proche de moi. C’est pas un désir de contrôle nécessairement, c’est vraiment juste pour exprimer le mieux possible l’émotion que je ressens. C’est ma façon aussi de m’exprimer de faire de la musique, ça l’a toujours été… Donc pour moi, c’est naturel, et je dis autant ce que j’ai le goût de dire par les accords, l’émotion et le rythme, que par les paroles, donc ça me permet de créer un tout qui j’espère se rend à vous émotivement !
L9 : Tu décris Greenlight comme un manifeste de liberté et de courage. Est-ce qu’il y a un moment précis ou une expérience qui t’a inspiré cette chanson ?
LN : Au moment précis où j’ai écrit Greenlight, j’étais dans des moments difficiles d’anxiété, puis je me disais « C’est fou, parce que malgré toute l’anxiété que j’ai (parce que je suis quelqu’un d’assez gênée, assez introvertie), je réussis quand même à toujours repousser mes limites ». Pour moi c’est super important. Donc en fait, c’est un peu un mantra pour m’encourager moi-même, et quand la lumière est verte c’est d’y aller au fond, même dans « les soirs de tempête » comme je dis dans la chanson, même quand c’est plus difficile d’avancer et de se donner le droit de sauter dans le vide. C’est un peu ce que je veux faire ; vivre une vie sans regrets, sans me dire « Ah, j’aurais dû faire ça, j’aurais dû faire ça, » donc j’essaie toujours de prendre des décisions en fonction de ne pas regretter et de profiter de la vie au maximum.
L9 : Dans ton message, tu affirmes aussi la place des femmes dans l’industrie musicale. Qu’est-ce que tu aimerais que les jeunes femmes retiennent de ce morceau, ou de ton parcours ?
LN : Ce que j’aimerais que les jeunes femmes retiennent de ce morceau et de mon parcours, c’est de se faire confiance ; d’arrêter de penser qu’elles ont absolument besoin des autres pour faire ce qu’elles ont à faire. Vous êtes capable d’apprendre un instrument, vous êtes capables d’apprendre à faire de la musique, à vous enregistrer vous-même, à prendre des décisions de « business »… Donc c’est de « l’empowerment », c’est de vous faire confiance, et de continuer de se perfectionner, de poser des questions, d’aller chercher des ressources, de bien s’entourer aussi. Donc le mot d’ordre c’est foncer et se faire confiance.
