Entre les lignes de l’album « Oublier hier » de Jules

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Quels secrets et anecdotes se cachent derrière vos chansons préférées ?

L9 : Tu as écrit, composé et réalisé cet album avec ton meilleur ami, Olivier Girard. Quelle a été la partie qui a été la plus désarmante ou vulnérable de faire ça avec quelqu’un qui te connaît aussi bien ?

Jules : Définitivement, la partie la plus vulnérable de faire ça avec Oli, c’est que quand j’étais en surface ou pas nécessairement prêt à affronter certaines émotions, il était là pour me ramener sur le droit chemin… Toujours en douceur, évidemment ! Mais je ne pouvais pas lui dire n’importe quoi ; il me connaît assez pour savoir que quand je disais les vraies affaires, c’était vrai, et par moments, quand je ne disais pas les choses commes elles étaient, il le savait

L9 : Cet album traite majoritairement d’une séparation douloureuse que tu as vécue. Si tu as retenu une leçon de cet événement, ça serait laquelle ?

Jules : Ça va sonner super cynique… Mais ça serait de moins faire confiance à l’aveugle à TOUT le monde. Je veux vraiment continuer de faire confiance aux gens et d’assumer que les gens sont bons, on dirait que j’ai besoin de faire ça pour vivre ma vie… Mais définitivement, cet événement-là m’a appris à être un petit peu moins naïf, à ne pas toujours avoir une vision en rose, avec des licornes et des arcs-en-ciels ! (rires)

L9 : Dans la chanson Tout va bien, tu chantes : « Toujours faire semblant d’aller bien, sans savoir comment tendre la main ». As-tu un conseil à donner pour aider les gens à parler des émotions plus difficiles ?

Jules : Honnêtement, ça c’est un grand mystère pour moi ; un que je n’ai pas encore résolu à ce jour. J’y travaille activement, mais c’est vraiment confrontant pour moi de m’ouvrir pleinement à mes proches. Je ne sais pas ça vient d’où… Mais si j’avais un conseil à donner (je suis vraiment la pire personne pour donner des conseils là-dessus parce que j’ai encore de la difficulté avec ça !), ça serait d’assumer que la personne a envie que tu en parles. Je sais que les gens autour de moi veulent que je leur parle de ces choses-là ; ils sont là pour moi, ça ne les gosse pas… Tout le monde est là pour moi ! Donc assumer que les gens qui sont autour de toi, ce sont des gens qui t’aiment et qui veulent être là.

L9 : Le titre de l’album est Oublier hier ; sens-tu que tu as vraiment complètement oublié hier ? Est-ce qu’il y a eu un catalyste qui t’a aidé à passer à travers cette rupture ?

Jules : Je ne sens pas nécessairement que j’ai complètement oublié hier, mais définitivement je suis passé à autre chose ! C’est certain que ce sont des choses qui vont rester gravées dans ma mémoire toute ma vie, je suis resté 5 ans avec cette personne-là, donc d’une façon ou d’une autre, elle a fait partie de ma vie, dans les bons moments comme dans les moins bons… Donc pour complètement oublier, j’aurais besoin d’une lobotomie (rires), mais j’ai vraiment passé à autre chose. Le catalyste – et ça va sonner vraiment quétaine, mais je niaise pas ! – c’est le temps. Donne-toi du temps… J’ai tellement voulu passer à autre chose rapidement, j’étais comme « ce gars-là mérite pas mon attention », sauf que c’est pas comme ça que ça marche ! C’est vraiment con, et très quétaine, mais c’est vrai.

L9 : La chanson Seulement la nuit est différente de ton répertoire habituel ; elle est plus sensuelle et ouverte sur la sexualité que ce que tu chantes en général… As-tu eu une impulsion spécifique pour l’écrire ?

Jules : Dans cette chanson, j’avais envie d’explorer un côté sensuel, pour ne pas dire sexuel… Après ma rupture, comme beaucoup de gens le font, y’a des périodes où on va voir ailleurs, et pas nécessairement pour du sérieux ! Donc je me suis inspiré de ces moments-là pour écrire cette chanson. Je trouvais que ça faisait partie du processus de rupture, donc je voulais l’inclure sur l’album.

L9 : Karma est la seule chanson qui contient une collaboration, et elle est aussi plutôt pop. Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire cette chanson, et pourquoi as-tu choisi de la faire avec Naomi ?

Jules : La chanson est née du fait que je voulais vraiment avoir une toune sur l’album avec une amie (je m’imaginais vraiment une fille) qui vient me chercher chez nous et qui fait « aweille babe, on sort, on se change les idées ! On va se saouler et faire le party ! Et si jamais ça te tente de trash talk sur ton ex, je suis là… » ; je m’imaginais vraiment ce genre de soirée-là pour Karma. J’ai pensé à Naomi parce que, ben… The girl is FIERCE ! The girl is a queen ! J’ai l’impression que cette fille incarne la confiance en soi et l’amour-propre, et que si j’ai besoin de quelqu’un pour me remettre sur le droit chemin, c’est la parfaite candidate. J’étais trop content de faire ça avec elle !

L9 : En parlant de collaborations, quels seraient les artistes avec qui tu aimerais le plus travailler dans le futur ?

Jules : J’aimerais beaucoup beaucoup beaucoup travailler avec Ingrid St-Pierre ; c’est une artiste que j’admire énormément ! J’aimerais aussi VRAIMENT faire quelque chose un jour avec Ariane Roy, je pense que ça serait crazy… Sinon, à l’international, je dirais Jordan Rakei, mettons qu’on rêve grand et qu’il n’y a pas de limites (rires) ! Cet homme est un génie et il fait absolument tout, donc je tripperais de travailler avec lui.

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